Jenny: «Quand on veut, on peut»

MUSIQUE • Elle s’était fait connaître dans «Starmania» sous le nom de Jenny Trace. Aujourd’hui, sous le seul nom de Jenny, elle sort «C’était écrit…» 

Jenny, ex-Jenny Trace. (Photo: Marina Forney)

Vous avez peut-être découvert ce petit bout de femme de 24 ans dans la comédie musicale «Starmania» dans le rôle de la serveuse automate. Ou en train de casser la baraque de sa voix puissante sur la scène de Marly-Folies ou du Jazz Parade en tant que Jenny Trace. Ce temps-là est révolu, car Jennifer Bongard, de son vrai nom, est désormais Jenny.

 «C’est allé très vite»

Comment vit-elle ce changement? «Je me sens bien, confie-t-elle. Le «Jenny Trace» était assigné à un label. Maintenant que j’ai tout quitté, je peux faire ma propre musique en auteur-compositeur. C’est génial!» Pour entreprendre cette nouvelle étape, elle est entourée par un groupe solide – ses «Jennyistes» – formé de Pedro Carnier, Claude Bussard, Fabien Ayer, Marion Guéry et Massimo Bonomo. «Des professionnels et des passionnés», souligne-t-elle.

L’amour et la mort

Le résultat est un CD de huit titres aux sonorités pop qui décrivent «à peu près toutes les étapes de l’amour et de la mort». Du vécu? «Je me suis inspirée de mes expériences, mais je n’aime pas prendre que ce qu’il m’est arrivé pour composer. J’aimerais bien que les gens puissent entrer dans ma musique.» La majorité des chansons sont en français, sauf «Possibilities», dont l’auteur n’est autre que son guitariste Pedro Carnier.

«C’est quand même difficile de sortir un disque en autoproduction.» Soutenue par la ville de Fribourg, la chanteuse a également reçu des dons. Au final, il s’agit d’un pari: «Quand on sort un album, on n’a aucune idée de ce que ça va donner. Nous, on est déjà très contents d’avoir fait la musique que l’on voulait. Après, si on pouvait la diffuser ce serait génial… On ne demande pas de gagner le disque d’or! On voudrait juste faire découvrir cette musique. C’est ça le plus difficile ici.»

«Je n’abandonne jamais»

La jeune femme garde la tête sur les épaules et sait que percer en Suisse est laborieux. Mais elle compte sur sa passion et sa motivation. «Je n’abandonne jamais. S’il y a une porte qui se ferme, je suis toujours sûre qu’il y en a une autre qui va s’ouvrir.» Jenny reste persuadée que «quand on veut, on peut». Elle le prouve aujourd’hui avec C’était écrit, disponible sur iTunes depuis le 3 octobre.

> Plus d’infos: http://jenny-musique.ch/

Texte: Flora Berset / Photo: Marina Forney

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  1. #1 by baumgartnerk on November 8, 2012 - 13:20

    Des concerts de prévus? Le moins que l’on puisse dire c’est que les clips étaient plutôt low-budget!

    • #2 by bersetfl on November 14, 2012 - 19:28

      Pour le moment, le groupe est en train de faire la promotion de l’album, en passant notamment sur diverses radios et télés locales (Radio Fribourg, La Télé, Stop FM, Radio Kopo…) Pas de date de concert prévue pour le moment, à ce que je sache.
      Et oui, évidemment le budget pour les clips était limité. D’ailleurs, lorsque l’on est artiste en Suisse et pas encore connu (ou reconnu), on doit tout payer de sa poche. Ou alors, dans le meilleur des cas, une petite subvention de la ville est allouée au projet, mais elle ne couvre en général qu’une toute petite partie des frais. Récemment, j’ai parlé avec un jeune cinéaste semi-professionnel qui a dû payer son dernier court-métrage avec ses économies: 10’000 CHF. Autant dire qu’il passe son temps à travailler pour d’autres producteurs et à manger des pâtes au beurre le reste du temps en attendant de pouvoir tourner ses propres projets. Le sentiment que j’ai, c’est qu’il est très difficile de percer en Suisse, quel que soit le domaine artistique. En tout cas, en Suisse romande! Qu’en pensez-vous? Je peux me tromper!

  2. #3 by Flora Berset on November 14, 2012 - 13:58

    Le débat est donc: est-ce difficile de percer en Suisse romande? J’ai posé cette même question sur mon profil Facebook et toutes les personnes qui ont pris part à la discussion m’ont répondu par l’affirmative. Les raisons invoquées sont multiples et concernent notamment les différences culturelles et linguistiques entre Romands et Alémaniques, les subventions accordées prioritairement à des artistes déjà connus plutôt qu’à des nouveaux talents, la culture de masse…

    Certains restent cependant positifs. Relevons par exemple cette jeune femme qui cite l’artiste biennois Cee-Roo: “La scène helvétique s’en tire vraiment bien, surtout au niveau de l’ouverture d’esprit, et d’autres facteurs qui font de la musique un élément très important dans la société.” Ou encore, cet étudiant qui pense qu’il faut souligner les efforts menés par les autorités locales: “Même si beaucoup reste à faire, les scènes régionales accueillent volontiers des petits groupes du coin. La ville et les communes soutiennent beaucoup les ensembles musicaux et chorales qui font partie intégrante de la culture de notre région, ce qui enrichit à mon avis l’intérêt de beaucoup pour la musique!”
    À l’opposé, on trouve l’opinion beaucoup plus tranchée d’une jeune graphiste pour qui le problème majeur réside dans le fait qu’en Suisse, “la culture musicale n’est pas ancrée historiquement”. Elle conclut son commentaire par: “Les suisses ne sont pas les plus amoureux de culture!”

    Que pensez-vous de ces réactions? Êtes-vous d’accord avec l’un ou l’autre de ces avis? La culture musicale suisse mériterait-elle d’être davantage soutenue?

    Vous avez également la possibilité de participer au débat en répondant à ce sondage –>
    http://www.pixule.com/185297604658_estce-difficile-percer-en-suisse-en-tant-quartiste.html

  3. #4 by lassilakaruta on November 16, 2012 - 13:10

    Je ne connais pas le monde artistique suisse Flora mais il me semble qu’il n’y a pas de pays où il soit facile de percer comme chanteur…Dans ce secteur, il faut s’accrocher et vraiment aimer ce qu’on fait! D’ailleurs chapeau à tous ces artistes “inconnus” pour le moment. Je les trouve courageux.

    • #5 by Flora Berset on November 19, 2012 - 10:20

      Oui, vous avez sans doute raison. En creusant le sujet, je me rends d’ailleurs compte qu’il existe davantage d’initiatives et d’aides dans ce domaine que ce que je croyais de prime abord.

      Deux exemples concrets:

      -Swiss Music Export, organisme créé en 2003, qui a pour mission d’aider à la diffusion des groupes helvétiques les plus prometteurs sur les marchés européens francophone et germanophone. http://www.swiss-music-export.com/

      -Le «Swiss Music Guide 2012»: “Soutenu par de nombreuses associations, il se veut le lien entre les professionnels et les amateurs qui désirent trouver de précieux contacts pour percer dans le milieu de la musique.” http://www.m4music.ch/swiss-music-guide-2012.56.1.html

      Si vous pensez à d’autres initiatives ou projets similaires, n’hésitez pas à nous en parler! De même que si vous avez un autre point de vue, ou encore, des conseils pour toute personne qui souhaiterait faire le grand saut!

      D’avance merci pour vos réactions et commentaires!

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